les crayons de Mado

les crayons de Mado

Techniques, astuces, conseils


Réussir les volumes aux crayons de couleur

   Si l'on désire obtenir un rendu réaliste aux crayons de couleur, il est indispensable d'avoir une gamme de valeurs bien développée. Rien de plus décourageant que de passer des heures sur un dessin pour se rendre compte au final qu'il est tout plat et que les formes ne tournent pas assez dans l'espace. Pour obtenir cet effet, il est intéressant de commencer son dessin par une sous-couche qui nous aidera à établir les valeurs et les couleurs du dessin.

Pour la réaliser, il existe plusieurs options.

Parmi celles-ci, il en est une que je trouve particulièrement séduisante : la sous-couche en couleur

complémentaire.

On appelle couleur complémentaire la couleur opposée à une autre sur le cercle chromatique.

Ainsi, comme vous pouvez le voir sur ce cercle, le vert et le rouge sont complémentaires, tout comme le jaune et le violet etc...

 

En mélangeant ces complémentaires en obtient ce qu'en peinture on nomme un « neutre ».

 

Aux crayons, on obtient un ton plus sombre et plus rabattu que la couleur de départ. C'est une bonne façon d'obtenir la valeur souhaitée en neutralisant une couleur trop vive.

 

Si on veut dessiner un objet rouge, on fera une sous-couche en vert. (Un rouge foncé sera opposé à un vert foncé, un rouge clair à un vert clair.)

 

La tomate bien rouge que voici va servir à illustrer mon propos.

 

Je profite d'un rayon de soleil pour poser devant ma fenêtre ma tomate posée sur un morceau de carton plume noir pour éviter au maximum un effet de lumière réfléchie.(Ce n'est pas une mauvaise chose bien sûr, mais ça complique un peu le travail).

 

 

 

 

  

La photo me plaît : elle est nette, la lumière est bonne, les contrastes bien visibles. Je vais juste redresser à l'horizontale la ligne du fond qui est oblique, je ne dessinerai pas non plus les espèces de « petites oreilles » qui apparaissent au bout de l'ombre portée à cause des feuilles, je diminuerai le point de lumière qui me semble trop important (comme c'est presque toujours le cas sur les photos).Je changerai aussi la couleur du fond qui est trop noire.

 

Dans mon logiciel de retouche d'images, je passe l'image en noir et blanc ce qui permet de mieux voir les valeurs.

 

 

 

A titre indicatif, voici le matériel utilisé pour ce dessin, on peut prendre autre chose bien entendu.

 

Une chute de Stonehenge blanc.

Crayons Faber Castell Polychromos et un Pablo Caran d'Ache.

 

Partie du dessin

Couleurs utilisées

tomate

dark red 225, deep scarlet red, 219 pine green 267, scarlet red 219, earth green 172, vermillon ( PabloCA) 060,orange glaze 115, cadmium yellow

Tige et feuilles

dark red 225, scarlet red 219,olive green yellowish 175, earth green yellowish 168, earth green 172, cadmium yellow 107

Fond (mur)

Indanthrene blue 247, indigo blue 157, cold greys 3, 4, 5 et 6.

Fond (table)

Indanthrene blue 247, sky blue 146

 

 

1 : Esquisser légèrement la forme de la tomate, des feuilles et de l'ombre portée au graphite HB.(Pour une question de visibilité, la photo est très accentuée, l'esquisse est beaucoup plus légère en réalité)

 

 

 

2 : Commencer à modeler la partie ombrée la tomate en utilisant deux verts (un foncé et un clair).

Travailler en légèreté, avec une mine pointue. Mêler les deux verts sans démarcation.

Appuyer moins fort en avançant vers la partie éclairée.

 

 

3 : Passer une couche de jaune, toujours légèrement, sur toute la partie éclairée, sauf sur le point de lumière qui reste blanc.

 

 

 

 

4 : Procéder de la même manière sur l'ombre portée avec les deux verts utilisés précédemment.

 

 

 

5 : Maintenant, il faut faire virer la tomate au rouge.

Ombre :

Utiliser le rouge plus sombre sur le vert le plus foncé, un rouge un peu plus clair sur le vert plus clair.

Lumière :

Passer du rouge orangé, puis de l'orange. Laisser en jaune la partie la plus claire.

 

 

6 : Repasser sur les rouges, toujours légèrement. Gagner en intensité. La mine doit toujours être pointue. Mêler les couleurs en gardant en tête le dégradé établi dans les étapes précédentes.

Laisser le point lumineux propre et blanc.

 

 

 

 

7 : Passer les deux rouges utilisés pour la partie sombre de la tomate sur l'ombre portée.

 

 

 

8 : Passer une couche de bleu soutenu vers l'ombre et une couche de bleu plus clair vers la lumière. Éviter les démarcations trop nettes. Passer le bleu soutenu sur l'ombre portée également.

 

 

 

9 : Pour la tige et les feuilles, il faut deux verts : un sombre et un plus clair, et les deux rouges utilisés pour la partie ombrée de la tomate. Un peu de jaune pour les parties les plus lumineuses.

On commence par poser les rouges dans les parties à l'ombre. Le jaune

sur les parties éclairées.

Ensuite on passe le vert le plus sombre sur le rouge le plus sombre. Pour des verts « moyens » on modèle avec le rouge et le vert plus clairs. En légèreté toujours.

 

 

 

 

 

 

10 : Le mur est un dégradé de bleu foncé vers un bleu plus clair.

A noter : le mur est plus sombre que la table : en tenir compte en choisissant des bleus pour ces deux parties.

On peut estomper avec un mouchoir jetable pour éviter les démarcations trop fortes. Cela lisse un peu les coups de crayons trop visibles. Cela enlève également un peu de pigment, il est parfois nécessaire de repasser du crayon à nouveau.

 

 

 

 

11 : Dégrader le mur avec les 4 gris froids.

Intensifier la partie gauche de la table.

 

 

 

12 : Cette dernière étape est consacrée aux petits détails.

J'ai repassé du vert foncé dans la partie ombrée de la tomate, mieux défini les feuilles, intensifié encore les couleurs en général.

 

 

 

Si vous avez aimé cet article, vous en trouverez d'autres ici :

 

//crayonsdecouleurlemag.jimdo.com/le-numéro-actuel/

 

 

 

 

 


21/10/2012
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Tu veux ma photo ? ;)

 

Quand on travaille comme moi dans le figuratif, on peut recevoir deux sortes de commentaires :

 

_ Comme c'est beau ! On dirait une photo !

 

_ On dirait une photo, je ne vois pas l'intérêt !

 

Bien que le premier provienne « d'admirateurs » et le second de « détracteurs » , ces commentaires ne me font plaisir ni l'un ni l'autre.

 

Je prends toujours le premier avec gentillesse néanmoins car je sais que c'est une façon naïve d'exprimer un avis positif sur mon travail. De plus, cela me satisfait pleinement d'être une artiste « populaire »au sens premier du terme : qui plaît aux gens. Je n'intellectualise pas beaucoup mon travail, mes œuvres ne finiront pas au Louvre et je ne révolutionnerai certes pas l'art de mon époque. Me faire plaisir en créant et donner à voir le produit de mon travail suffit à mon bonheur.

 

 

 

La photographie est donc un excellent moyen de parvenir à mes fins. J'y ajoute les capacités de l'informatique car je vis avec mon temps,; ) !... Les études préliminaires, je ne les fais pas toujours

s r un carnet de croquis mais parfois aussi sur l'écran de mon ordinateur. Et mon meilleur allié est Photoshop !

 

La photographie est en quelque sorte un point de départ, c'est d'elle que naît l'idée qui finira sur le papier. J'en prends des centaines, ma famille ou mes connaissances m'en apportent aussi maintenant « pour mes dessins ».Je les regarde, je le recadre, je les « bidouille ».Sur 100 photos, j'en rejette 99,9 ! Ceci posé, je ne reproduis pas, ou très rarement, le réel tel qu'il apparaît sur les clichés.

 

En somme, il ne faut pas confondre l'outil et la manière. Ma manière de dessiner peut être qualifiée d'illusionniste ( elle procure l'illusion du réel), de naturaliste ( elle imite la nature) mais le résultat n'est jamais la simple reproduction d'une photographie.

 

 

 

Les images ci-dessous montrent la photographie que j'ai utilisée au départ et le tableau qui en a découlé. Voyez par vous-même.

 

 

 

 

PS: Depuis que je m'essaie aux pastels, je découvre aussi d'autres manières de travailler.

La rapidité de ce médium, comparé à la lenteur des crayons, permet davantage un travail sur le motif.

Mais ceci est une autre histoire !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


31/05/2012
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Des petits objets dont je ne pourrais plus me passer

Des petits objets dont je ne pourrais plus me passer.

 

Une image valant mieux qu'un long discours, je vous montre ci-dessous quelques petites choses qui sont vraiment pratiques (et peu chères !) et dont, comme l'indique le titre, je ne pourrais vraiment plus me passer ! 

 

1 : le taille-crayon à manivelle : J'ai passé tant de temps à tailler avec des taille-crayons ordinaires, à casser des mines et à mettre des "épluchures" partout, que, si je ne devais garder qu'un seul de ces objets, ce serait celui-là !

 

2 : Tout simple mais fort utile : ce carton ondulé empêche les crayons de rouler et donc de tomber et de se casser.

 

3 : un applicateur de maquillage. C'est plutôt quand je travaille sur Pastelmat, pour estomper.

comme ici

 

 

4 : Une petite brosse dure ( un pinceau bon marché) dont les poils sont taillés courts.Les Polychromos s'estompent bien avec ça (les Prismacolor, moins).

 

5 : le pochoir d'effaçage : très pratique pour gommer un petit détail ou ouvrir un rehaut.

 

6 : Parmi toutes les pâtes, celle que je préfère est le Blutack.Je l'utilise comme une gomme mie de pain, mais ça décolle davantage de pigment.Très utile puisque le crayon de couleur se gomme mal.

 

 

Un matériel un peu plus lourd : le chevalet de table, très commode pour les grands formats et la lampe d'architecte que l'on peut incliner comme on veut.

 


13/04/2012
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Fixatif et vernis: mes expérimentations

 

Il n'est pas obligatoire de fixer les dessins aux crayons de couleur.

 

Cependant, le fixatif empêche la formation de « wax bloom » quand on utilise des crayons à base de cire comme les Prismacolor par exemple. Le « wax bloom », terme difficile à traduire, est en fait en remontée de cire grisâtre à la surface du dessin, notamment dans les endroits où l'on a appuyé fortement avec une couleur sombre. Pour l'ôter, il suffit d'essuyer doucement la surface avec un chiffon propre et de passer quelques couches de fixatif. Le problème sera résolu.

 

Avec des crayons à base d'huile, comme les Polychromos de Faber Castel, il n'y a pas de « wax bloom ».

 

Pourquoi utiliser un fixatif dans ce cas ?

 

Je l'utilise pour deux raisons :

 

 

1) Pour une meilleure conservation dans le temps : En effet, j'ai choisi un fixatif anti-UV (voir ci-dessous) qui protège le pigment des agressions de la lumière. Je n'ai pas remarqué de changement de couleurs dû à l'utilisation de ce fixatif. Je passe plusieurs couches fines du produit (3 à 4) en laissant un temps de séchage de 15 minutes entre chaque couche.

 

 

Attention : Ne pas utiliser de fixatif sur du Pastelmat sombre et en règle générale sur un support foncé, cela assombrit les couleurs !

 

2) Si je désire vernir le dessin ultérieurement : un dessin aux CC peut être vernis sans aucun problème .Le vernis que j'utilise est aussi anti UV. Vernir un dessin n'est certes pas une obligation mais ceci donne un rendu un peu différent au dessin, un aspect peinture. C'est aussi une barrière contre les taches, la lumière, les rayures, l'eau, bref, une bonne protection.

Il existe plusieurs sortes de vernis, celui que j'utilise doit être coupé avec un peu d'eau et appliqué au pinceau. Il faut choisir une brosse de qualité qui ne perd pas de poils. Il faut attendre environ 6 heures entre chaque couche (2 à 4).

Si on désire vernir son dessin, l'emploi de fixatif avant vernissage est alors impératif, sinon les pigments vont migrer et salir le dessin.

 

 

 

L'envie m'est venue de réaliser des essais de vernis en voyant comment certains artistes, surtout américains, comme Ester Roi ou Virginia Caroll par exemple, arrivent à montrer leurs œuvres sans vitre protectrice, en contre collant le papier sur une surface rigide. Le dessin a alors réellement l'aspect d'une peinture. Malheureusement, je n'ai pas trouvé en France tous les produits que Virginia m'a aimablement indiqués. En ce qui concerne le fixatif et le vernis, les produits cités plus haut ont très bien joué leur rôle. J'ai plus de difficulté à trouver un support rigide pour contre coller.

 

Voici deux essais réalisés sur des dessins de petit format :

 

 

 

Dans ce premier exemple,un dessin de 21 x 14 cm, le papier est collé sur du carton bois de 3mm.

Le carton bois, facile à découper, ne convient hélas pas : il est trop souple et, la colle (une colle blanche, sans solvant, pour l'encadrement : marque be25) ayant du « tirant », l'ensemble ne reste pas plane et à tendance à s'incurver. (Il faudrait pour y remédier, enduire de colle le verso du carton bois.). De plus, les coins s'abiment.

 

 

 

Dans ce second exemple, le dessin est plus grand ( 22 x 29 cm) tout en restant de petite dimension. J'ai fait découper un morceau de contreplaqué de 1 cm d'épaisseur. Le support reste parfaitement plane et rigide. Cependant, la tranche n'est pas belle à regarder : défauts, trous dans le bois.

 

 

 

 

De plus, en appliquant la colle au verso du dessin, le papier s'est mis à roulotter ! Heureusement le format était petit, sinon, j'aurais eu toutes les peines du monde à appliquer le papier sur le contreplaqué. Une fois ceci fait, des bulles d'air sont apparues ! J'ai posé une feuille de papier propre sur le dessin et à l'aide d'un petit rouleau j'ai appuyé sur toute la surface. Certaines bulles ont disparu mais pas toutes ! J'ai laissé le tout reposer une nuit à l'envers sous une pile de livres et le lendemain, le papier était parfaitement tendu. Avec un cutter, j'ai juste découpé proprement le long des bords. Le papier est depuis resté très tendu et l'ensemble est solide.

 

 

Donc : Carton bois, non, trop souple. Contreplaqué, oui, mais...Il faut trouver une bonne qualité pour que les côtés soient propres. C'est bon marché et facile à trouver et à faire découper à la dimension choisie.

Pour que la surface soit bien propre et pour éviter d'éventuelles remontées qui pourraient tacher le dessin, je l'ai enduit de gesso avant le collage.

 

 

Reste cette autre solution : la plaque de Tintoretto. (voir photo)

Avantage : c'est solide, plane, les bords sont propres. Inconvénient : c'est cher !

J'en ai acheté une de 50 x 40 cm pensant y contre coller « Jo's bar ».Je l'ai enduite de gesso également.

 

 

 

 

Maintenant, impossible d'imaginer enduire ce dessin assez grand (50 x 40 cm) avec une colle qui va le faire roulotter. Il va donc falloir trouver une alternative à la colle ! Je songe à un adhésif double face, mais encore faut-il en trouver de la bonne dimension et s'entraîner à coller un dessin avec.

 

A suivre …

 

Si vous avez des questions ou des expériences personnelles en la matière, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

 

 

 


17/04/2012
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Un papier transfert à essayer

 

Un papier transfert super !

 

Dire que j'en avais dans mes tiroirs depuis des mois ! Je ne l'avais pas encore testé.

Eh bien, l'essayer c'est l'adopter, je le trouve excellent.

De quoi s'agit-il ? Du papier transfert Saral.

C'est un papier transfert sans cire qui fonctionne sur le même principe que le papier carbone.

On peut l'utiliser sur de nombreux matériaux et il existe en plusieurs couleurs.

 

 

Si vous êtes adepte du crayon de couleur, vous savez qu'il est difficile de dessiner directement sur son « bon » papier : sur du papier ordinaire, la gomme use trop le grain .Sur d'autres supports, Pastelmat ou Colorfix par exemple, la gomme ne peut même pas être utilisée.

 

 

Alors, à moins d'être un dessinateur qui ne se trompe jamais, il faut bien trouver des alternatives.

Je dessine toujours sur un calque, de cette façon je peux gommer autant que je le souhaite.

Ensuite, il faut transférer son dessin sur le « bon » papier.

Jusqu'ici, je repassais mes traits de crayon sur l'envers du calque, puis je positionnais le calque sur le support choisi et je repassais à nouveau sur mes traits pour que le dessin apparaisse sur le support (comme je l'explique dans l'article : « Au secours, je ne sais (presque) pas dessiner ! »)

C'est assez fastidieux, je n'aime guère cette étape. De plus, c'est salissant, le graphite ayant tendance à s'étaler un peu partout. Pire encore, quand on passe à la couleur, le bras frotte sur le graphite et certains traits disparaissent.

 

Cette étape peut-être grandement facilitée avec le papier Saral :

 

  1. On dessine sur le calque.

  2. On fixe ensemble: calque, papier Saral, support choisi.

  3. On repasse sur ses traits de crayon et le dessin apparaît sur le support exactement comme avec du papier carbone.

  

Plus besoin de gribouiller au graphite au verso du calque ! C'est un travail de moins et comme le dessin aux CC prend beaucoup de temps c'est plutôt une bonne nouvelle !

Autre avantage et non des moindres : les traits obtenus sur le bon papier se voient bien, ne s'effacent pas par frottement et ne salissent pas la feuille.

 

Quelques inconvénients tout de même :

 

D'abord le prix. Je le trouve un peu cher mais on peut le réutiliser plusieurs fois paraît-il.

 

Ensuite, il faut le tapoter avec une gomme genre mie de pain avant de passer la couleur car il se voit en dessous, même avec les couleurs foncées à l'inverse du graphite qu'on ne voit qu'à travers les couleurs claires. Il faut dire que je l'avais acheté en jaune en prévision de dessins sur du papier foncé. Il existe aussi en « graphite » et je vais l'essayer bientôt.

 

Enfin, je l'ai acheté dans un format assez peu commode quand on fait de « grands » dessins.( Tout est relatif, mais aux CC un 50 x 40 cm, c'est déjà assez grand ;) ).Le format que j'ai est de 30,7 cm sur 3,7 m . Donc, je dois le découper et l'assembler. Cependant, on peut aussi le trouver en grandes feuilles, format raisin environ, ce qui doit être plus pratique.

 

Vous pouvez voir ce que ça donne avec du jaune dans la rubrique :

 //les-crayons-de-mado.blog4ever.com/blog/photos-cat-677732-1948709032-microcosmos_wip___travail_en_progression.html

 

 


02/04/2012
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Transférer ses dessins

Le crayon de couleur vous intéresse ? Cliquez sur le lien qui suit : c'est gratuit !

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Au secours ! Je ne sais (presque) pas dessiner !




Parmi les amateurs de Crayons de Couleur , il existe à mon sens deux catégories : les «dessinateurs » et les « peintres ». Si vous faites, comme moi, plutôt partie de la seconde catégorie, la perspective, les proportions, les croquis d'étude... sont autant d'écueils sur votre chemin qui peuvent parfois décourager.

Il existe fort heureusement un certain nombre d'astuces pour remédier à ce problème. Je me propose de vous en expliquer une (pas question de laisser tomber le dessin à main levée pour autant, vous pouvez toujours le travailler à part en prenant votre temps).

Les « grilles » ou « quadrillages » sont un moyen efficace de reproduire et surtout d'agrandir un modèle en respectant ses proportions. Cette méthode est employée par de nombreux artistes.
C'est, en revanche, long et fastidieux de tracer un quadrillage sur son modèle, puis de tracer le même quadrillage, à une échelle différente parfois, sur sa feuille de dessin, de dessiner les contours du modèle et d'avoir à gommer toutes ces lignes gênantes, qui, bien souvent, ne veulent pas s'en aller si facilement !

Je vous propose de contourner cet obstacle. Il faudra investir un peu au départ, mais le matériel que vous aurez construit vous durera plusieurs années.
Voici le matériel minimum que vous devrez vous procurer :


Une feuille de papier millimétré, format raisin (50 x 65 cm),
2 feuilles acétate* transparentes format raisin
Une feuille de calque format raisin
Un feutre fin qui sèche vite, type marqueur pour CD.
Une grande règle de 60 cm minimum.
(* ou film acétate : il s'agit d'une feuille souple et parfaitement transparente. On peut s'en procurer dans les magasins spécialisés en fournitures beaux arts.)

Placez votre feuille de papier millimétré sur votre plan de travail et recouvrez-la avec une feuille d'acétate. Fixez ces deux feuilles ensemble, elles ne doivent pas bouger.
Réalisez un quadrillage de 1 cm sur 1 cm avec votre marqueur indélébile.

Faites le même travail avec votre deuxième feuille d'acétate en réalisant cette fois un quadrillage de 2 cm sur 2 cm.

Placez la première feuille transparente sur votre modèle (qui ne doit pas être trop petit tout de même (15 x 20 cm minimum). Voici ce que vous obtenez :

 

 

 

Votre modèle est désormais quadrillé en 1 x 1 cm.

Vous allez maintenant l'agrandir deux fois (mon modèle de départ était de 20 x 15 cm, j'obtiendrai donc au final un dessin de 40 x 30 cm).

Placez votre feuille acétate quadrillée en 2 x 2 cm sur votre plan de travail, recouvrez-la d'une feuille de papier calque.

 

Fixez ces deux feuilles ensemble pour qu'elles ne bougent pas, comme ceci :

 

 

Tracez le rectangle qui contiendra l'image sur votre calque (ici, je trace un rectangle de 40 x 30 cm).

Case par case, reproduisez le modèle sur votre calque au crayon à papier. Sur le calque, vous pouvez gommer autant qu'il vous plaira.

Quand votre modèle est reproduit sur le calque, retournez le calque et repassez sur vos traits de crayon avec un crayon graphite gras type 3B ou plus. Le crayon est suffisant si vous reportez votre image sur du papier blanc ou clair.

Si vous utilisez du papier foncé, repassez vos traits de crayons avec un pastel clair, comme ici :

 


Maintenant, tournez à nouveau votre calque comme il était au départ.

Placez votre support (ici une feuille de Pastelmat très sombre) sur votre plan de travail et recouvrez-le avec votre calque (le côté pastel blanc est donc en contact avec le Pastelmat). Fixez ces deux feuilles ensemble, rien de doit bouger.

 

Si, c'est facile à suivre, essayer et vous verrez ! :)

Avec un crayon graphite ou un crayon de couleur, vous verrez mieux, repassez sur vos traits de crayons, sans trop appuyer pour ne pas marquer votre "bonne" feuille. Comme ceci :

 

 


Une fois ce travail terminé, retirez le calque,

Votre support est prêt !

Sur une feuille de Pastelmat sombre, cela donne à peu près ceci :

 

 

Oui, je sais, c'est moche...mais....

 

Maintenant, à vos crayons ! Car c'est là que commence le vrai travail et le vrai plaisir !

Et voilà, c'est fini :

 

J'ajoute un petit com' d'une copine sur le forum "crayons de couleur" :

 

Je suis en train de me dire que mon propos sur le dessin inconscient pourrait parfaitement rentrer dans ce cadre car c'est précisément une excellente approche pour dépasser ses craintes quant à son manque de maîtrise graphique

 

 

CQFD :)

 

 

 


 

 

 

 


20/03/2012
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utiliser les solvants

 Besoin d'exemples, de conseils ? c'est gratuit sur "Crayons de Couleur, le mag": //crayonsdecouleurlemag.jimdo.com/le-numéro-actuel/

 

Utiliser les solvants

 

Que l'on désire donner à un dessin aux crayons de couleur un aspect proche de la peinture, que l'on veuille remplir une surface sans laisser apparaître le grain du papier ou que l'on souhaite obtenir un rendu réaliste pour des matières comme le métal, la céramique...il est intéressant de faire l'expérience des solvants.

 

Ces produits sont traditionnellement utilisés en peinture pour nettoyer les pinceaux, diluer les couleurs. Ils dissolvent également la cire ou l'huile des crayons de couleur et permettent aux pigments de se liquéfier et de se fondre les uns dans les autres sans que les coups de crayons apparaissent. Il en existe une très large gamme et de nombreuses marques en proposent.

 

En voici quelques uns dont je peux parler pour les avoir utilisés :

 

Les essences végétales : La plus connue est l'essence de térébenthine.

Il est préférable d'utiliser celle dite « sans odeur ». Ce produit est volatile.

  

Les essences à base d'agrumes : Ces produits sont, comme leur nom l'indique réalisés avec des agrumes. Le « Zest it » est le produit le plus couramment utilisé.

Il n'est pas vendu en France mais on peut l'acheter sur Internet.

Son avantage est d'être inoffensif , biodégradable et d'avoir une odeur agréable.

Son inconvénient est d'être très lent à sécher et d'un pouvoir diluant assez faible.

 

Les essences minérales : elles sont à base de pétrole.

Très volatiles, elles sèchent vite et ont un pouvoir diluant élevé.

On les trouve dans les magasins spécialisés sous le nom d ' »essence minérale inodore ».Quand je me sers de solvant c'est ce produit que je préfère utiliser.

 

Attention, à l'exception du Zest it qui n'est nocif que s'il est ingéré, les essences végétales et minérales sont à utiliser avec précaution et dans des locaux bien ventilés 

 

 

 

Voici un exemple de ce que le solvant permet d'obtenir :

 

 

 

Ici, sur l'image , j'ai utilisé 3 crayons à base d'huile (Polychromos de Faber Castel : magenta, rouge de cadmium moyen et rouge écarlate) que j'ai appliqués en une seule couche et sans soin particulier en veillant seulement à déposer suffisamment de couleur. Ensuite, comme on voit sur l'image à droite, j'ai passé le solvant et, après séchage, une légère couche de rouge écarlate pour redonner un peu de brillant le produit ayant tendance à matifier les couleurs.

 

 

 

 

Le même travail a été réalisé avec des crayons à base de cire (Prismacolor : orange citrouille 1032, brun ombre clair 941,ocre brûlée 943).

 

 

 

Il est intéressant de voir comment, en seulement deux couches, les traits de crayons se sont estompés et fondus et les couleurs liées.

 

 

 

 

Pour appliquer le solvant, on peut utiliser une grande variété d'outils :

coton-tiges, coton à démaquiller, pinceaux, pinceau avec réservoir pour les très petites surfaces Je préfère me servir de pinceaux brosses de différentes largeur selon les surfaces à couvrir.

 

Différents gestes sont également possibles:

on peut tapoter doucement ou frotter ou simplement passer le pinceau comme on le ferait avec de la peinture.

 

 

 

L'astuce vraiment utile à connaître lorsqu'on utilise un solvant c'est de n'utiliser qu'une quantité très réduite de produit. En effet, si on en met trop le produit va ôter la couleur au lieu de l'étaler.

Voici comment je procède : je verse une petite quantité de liquide dans un récipient.

Je trempe mon pinceau dedans et j'essore légèrement l'excédent sur le bord. Je passe rapidement le pinceau sur un tissu absorbant puis j'applique le produit sur le crayon.

Les solvants étant très volatils, il faut répéter ce geste de nombreuses fois et bien adapter la taille de l'outil à la surface à couvrir.

 

 

 

 

 


19/03/2012
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La composition : quelques règles simples

Tout savoir sur le crayon de couleur sans rien débourser ?

C'est possible ! Ici ://crayonsdecouleurlemag.jimdo.com/le-numéro-actuel/

 

 

Un dessin, même très abouti techniquement, peut facilement être gâché par une absence de composition. Ce que l'on entend généralement par composition, c'est la structure, l'organisation des formes, des valeurs et des couleurs dans un espace donné nommé « plan du tableau ». Peu importe le sujet du tableau, nature morte, portrait, paysage et même abstraction pure, si l'œil du spectateur n'est pas guidé par une structure sous-jacente, l'ensemble paraîtra anecdotique et sans impact.
Il ne s'agit pas ici de fournir une étude exhaustive des règles de la composition, mais plutôt d'en présenter les bases, afin d'éviter les erreurs les plus communes.



Règle 1 : Quand vous commencez à dessiner votre sujet, vous avez tout intérêt à le placer dans un cadre fermé bien défini (carré ou rectangle), puisque toutes les formes contenues dans votre dessin seront en relation avec cet espace : le "plan du tableau" . Cela paraît peut-être évident, mais il arrive que l'on commence à dessiner son sujet n'importe où, pour finir par se trouver embarrassé quand il faut définir les frontières du cadre. Si vous avez l'intention d'encadrer votre travail par la suite, il est souhaitable que la surface s'inscrive dans le format de cadre le plus courant.



Règle 2 : Il est préférable de séparer votre surface en parts inégales, c'est moins statique et plus agréable à l'oeil. Les images ci-dessous le montrent schématiquement :

 

 

Vous pourrez vous amuser à en trouver de nombreux exemples dans les oeuvres des maîtres, comme ici : ligne d'horizon dans le tiers inférieur:

ou encore ici : ligne d'horizon dans le tiers supérieur :

avec une nature morte, cela fonctionne aussi :

 

Règle 3 : Choisissez un élément de votre dessin qui deviendra le "centre d'intérêt" : c'est l'élément que vous voulez faire remarquer, vous devez attirer l'attention de l'observateur sur lui.
Évitez de placer cet élément en plein milieu de votre tableau.

Généralement, la règle des tiers fonctionne assez bien.
Divisez votre plan en tiers, horizontalement puis verticalement : les 4 points où les lignes se coupent sont de bons endroits pour placer votre centre d'intérêt. On les appelle parfois "points chauds":

 

 

 

Il est possible de mettre en relief ce centre d'intérêt de différentes façons (que vous n'êtes pas obligé de toutes utiliser en même temps).

a) En l'isolant :

Parce qu'elle est seule au dessus du tas de fruits, et placée sur un point chaud du tableau (règle des tiers), c'est cette fleur blanche qui sera vue en premier



Adrian Coorte, fraises, 1705


b)En le différenciant par la couleur et/ou la valeur.

L' endroit où le contraste est le plus fort attire l'œil en premier : la chemise blanche du personnage est un véritable aimant pour le regard :

c) En l'accentuant par la taille et/ou la forme :





d) Par un guidage visuel apporté par des lignes convergentes, qui invitent à entrer dans le tableau et guident l'oeil vers le centre d'intérêt : drapés, éléments de paysage, objets...

Règle 4 : Donnez à votre composition une ossature invisible mais perceptible dans le tableau.
Il en existe de nombreuses, certaines peuvent être assez compliquées.
En voici quatre assez simples, que vous pourrez utiliser facilement :

L'ossature en L :


Alfred Sisley (1839/1899)
Inondation à Port Marly,1876

L'ossature en S :


Eugène Boudin (1824/1898)
L'île Lacroix, 1895.

La diagonale:

Georges Seurat (1859/1891)
Port en Bessin, 1895

Le triangle :




Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699/1779)
Menu de maigre et ustensiles de cuisine,1731.

Il en existe d'autres : en O, en U …..
Vous pourrez vous amuser à les retrouver et à en chercher d'autres en visitant des expositions ou des musées.




 


19/03/2012
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